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La DGFiP traverse une période sombre, 13 suicides en 6 mois. Ce phénomène n’est pas propre à un service ou à une zone géographique. Il concerne toutes les classes d’âge, toutes les régions et toutes les structures de la DGFiP.
Pour rappel, à l’échelle nationale, le taux de suicide est de 13 pour 100 000 habitants selon les derniers chiffres de 2019. Ce chiffre rapporté à la situation de la DGFiP est donc préoccupant.
Alors qu’une réunion était organisée sur ce thème le mercredi 9 juillet, Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, a estimé devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale le mardi 8 juillet que ces drames n’étaient pas liés à l’organisation, à la charge de travail ou au management.
« C’est une situation que nous suivons, que je n’estime pas liée à des raisons ni d’organisation, ni de charge de travail, ni de management ».
C’est simplement inadmissible de la part d’un ministre qui est censé soutenir et défendre ses agents. Dans une époque pas si lointaine, d’autres avaient fait preuve de plus d’empathie vis à vis des agents de leur ministère.
C’est nier la gravité de la situation, nier le mal-être, nier la surcharge de travail des agents et la pression exercée par la direction.
Le DUERP, document obligatoire interne à l’administration, élaboré à partir des recensements exhaustifs de toutes les expressions des agents dans les services, fait ressortir que les risques psycho-sociaux (RPS) restent le type de risques le plus rencontré à la DGFiP pour 35,5 % des cas recensés et 31 % des agents exposés.
Cette situation n’est pas nouvelle, mais les organisations syndicales, qui chaque année tirent la sonnette d’alarme, font face à une administration qui croît fuir ses responsabilités en jouant le déni. La souffrance et les inquiétudes des agents omniprésentes dans le DUERP sont ainsi niées.
Article publié le 29 août 2025.