vous êtes ici : accueil > Actualités > DIRCOFI > BILLET D’HUMEUR

Vos outils
  • Diminuer la taille du texte
  • Agmenter la taille du texte
  • Envoyer le lien à un ami
  • Imprimer le texte

UNE AUSTÉRITÉ DÉLIBÉRÉE

Le Premier ministre a annoncé il y a quelques semaines une année noire pour le monde du travail et de nouveaux cadeaux pour les entreprises.

Au lieu d’ouvrir les yeux sur les urgences sociales – salaires, conditions de travail, santé, éducation, climat – le gouvernement choisit de faire payer une nouvelle fois les travailleur·euses, notamment les privé·es d’emploi, et stigmatise les agent·es du service public. Au lieu de mettre à contribution ceux qui sont responsables du déficit, les plus riches et les grandes entreprises qui ont bénéficié de 73 Milliards de baisse d’impôts chaque année et touchent 211 milliards d’aides publiques, le gouvernement fait encore payer l’addition aux travailleuses et aux travailleurs, aux retraité·es et précaires.

Au menu : une cure d’austérité sans précédent pour le monde du travail :

• Une "année blanche", c’est à dire le gel des pensions des retraité·es, des prestations sociales (aides au logement, allocation adulte handicapés, allocations familiales...), des budgets des services publics, des salaires des fonctionnaires et l’augmentation des impôts et de la CSG. Cela se traduira donc par un appauvrissement de chacune et de chacun de plusieurs centaines d’euros chaque année ;
• Après nous avoir volé 2 ans de vie, le gouvernement veut nous imposer 2 jours de travail gratuit avec le vol de 2 jours fériés, dont le 8 mai, jour de la victoire contre le nazisme au moment où la peste brune revient !
• Déremboursements des médicaments et des consultations, notamment pour les malades en affections de longue durée ;
• Suppression de 3000 postes de fonctionnaires et de nombreuses agences de l’Etat, et non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois. C’est moins de pompiers, d’infirmier·es, d’enseignant.e.s...

Ces annonces sont tout aussi injustes qu’inefficaces. Elles auront un impact récessif violent et ne feront qu’amplifier les difficultés économiques du pays. Elles vont plonger des milliers de familles dans la pauvreté qui atteint déjà un niveau record notamment chez les femmes et les jeunes. On ne soigne pas les finances publiques en saignant les droits sociaux et les services publics !

Le Premier ministre reconnaît lui-même qu’il n’est pas en situation d’imposer sa cure d’austérité et d’appauvrissement. Rien n’est joué ! L’heure est à préparer la mobilisation. La CGT mettra tout en oeuvre pour empêcher ces violents reculs sociaux.

Article publié le 29 août 2025.


Politique de confidentialité. Site réalisé en interne et propulsé par SPIP.